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Les MEP sur RCF - 2013 : Taïwan

 

 

Taïwan c'est la Chine sans être vraiment la Chine

Taïwan, c'est une île de 36.000 km2 où vivent 23 millions d'habitants, dont 98% de Chinois et 2% d'aborigènes... Mais on sait peu de choses sur ses réalités sociales, culturelles, religieuses.

Patricia Cheng, une jeune femme d'une trentaine d'années, baptisée à l'âge de 27 ans, très active dans sa paroisse, Notre-Dame de Songshan, livre son regard sur les différences entre la Chine et Taïwan. "A Taïwan on n'est pas communiste, on est plus ouverts avec les étrangers que les Chinois ; la vie en Chine est difficile, les riches sont vraiment riches, les pauvres sont très pauvres : les écarts de richesse sont plus importants qu'à Taïwan. Côté religion, ici on est libre, alors on ne cherche pas vraiment la foi. En Chine, ils la cherchent vraiment et s'il la trouvent, elle est souvent plus profonde que celle des Taïwanais. "

Quand Taïwan redonne sa culture à la Chine

S'il fallait ne retenir qu'une seule date dans l'histoire de l'île, ce serait bien sûr 1949. C'est l'année où Tchang Kaï-chek et ses hommes y installent le dernier bastion des républicains chinois. Et du même coup Taïwan devient le sanctuaire de la conservation de la culture chinoise. En effet, lorsqu'ils emportent avec eux les trésors de la Cité interdite et de la ville de Pékin, ils les sauvent de la destruction communiste.

Le musée national du Palais à Taïpeh, comparabale au Louvre ou au MET de New York, est un incontournable pour aller à la rencontre de la culture chinoise. Les Chinois viennent ici nombreux comme pour se réapproprier leur culture et admirer des pièces uniques, exceptionnelles. On s'incline devant tant de beauté, de raffinement.

Une culture qui inspire le respect.

Apprendre le chinois : une expérience de mort et de résurrection pour le missionnaire

"Avec environ 45.000 caractères différents, lire le chinois reste une réelle difficulté pour un étranger, cela prend des années." Bernard de Terves, 38 ans, est un prêtre des MEP installé depuis 6 ans à Taïpeh. Pour lui, l'apprentissage du chinois est une école spirituelle. "On a l'impression d'être devant un monde tellement étranger, tellement difficile à percer ! C'est une école de patience, de renoncement, d'espérance aussi."

A Taïwan, c'est la première expérience fondamentale du missionnaire que l'on vit. L'apprentissage de la langue est "une école de mort et de résurrection" pour s'ouvrir à une autre culture. Pour Etienne Frécon, autre prêtre des MEP, "en apprenant des structures de phrase différentes, on apprend à entrer dans l'esprit chinois : on comprend comment les gens communiquent. C'est une nouvelle manière d'entrer en relation avec l'autre, de découvrir le monde qui nous entoure."

 

Taïwan, une Chine méconnue, 1/4 : les MEP à Taïpeh

Emission du mardi 26 novembre 2013

 

 

 

Taïwan, une Chine méconnue, 2/4 : L'île de la tolérance religieuse

A Taïwan, tout le monde est libre de pratiquer sa religion. Une bienveillance particulièrement prononcée qui accepte divinations de toutes sortes, philosophies bouddhistes, islam, christianisme... Reportage de Thierry Lyonnet.

"En Chine, le gouvernement a peur des religions, elles ne sont acceptées que dans la mesure où elles peuvent être utilisées par le gouvernement ; Taïwan, par contre, est l'un des endroits au monde où l'on trouve la plus grande liberté religieuse et la plus grande bienveillance.
Même les missionnaires sont les bienvenus !".
Le père Bernard de Terves est prêtre des MEP à Taïwan depuis plus de six ans, il guide Thierry Lyonnet dans sa découverte de Taïwan.

Respect de l'autre

Etre prêtre missionnaire catholique sur une île aussi ouverte à toutes les religions, c'est être respecté pour ce que l'on est. C'est être soi-même, avec le message que l'on a à porter. Les Taïwanais sont en général intéressés par tout message spirituel. S'ils sont ouverts à l'échange, cela ne signifie pas qu'ils vont y adhérer. "On est très ouverts mais on garde sa liberté... Une belle manière de comprendre le respect mutuel et le dialogue", conclut Bernard de Terves.

Témoignage de Mme Shu, convertie au catholicisme

"Mes parents ont approuvé mon choix. Ici, dans une famille taïwanaise ou chinoise, la liberté religieuse n'est pas un problème. La piété filiale et le culte des ancêtres ne sont-ils pas aussi importants en Asie qu'en Europe ? La religion catholique ne nous interdit pas de pratiquer cette piété filiale !"

Culte des ancêtres, peur des morts

Le culte des ancêtres est fondamental dans la société chinoise, il est bien plus ancien que le taoïsme ou le confucianisme. Respect et mémoire des anciens... Ce culte est aussi marqué par une peur, celle que les morts puissent manquer d'argent ou de nourriture. Et si c'était le cas, craindre leur vengeance. Ainsi, le jour de la mise en bière doit-il être choisi avec soin. Lors des cérémonies on reste le plus loin possible du défunt de peur qu'il attaque.

Un musée pour toutes les religions du monde

Fondé par un moine bouddhiste, Hsin Tao, le Musée des Religions du Monde symbolise la forte tolérance religieuse des Taïwanais. "Maître Hsin Tao a eu une vision : créer un monde d'amour et de paix, respecter toutes les religions, être tolérant, aimer toutes les formes de vie... Pour faire advenir un monde meilleur d'amour et de paix", affirme Lisa Shi, responsable des relations internationales au Musée des Religions du Monde de Taïwan.

 

 

Taïwan, une Chine méconnue, 3/4 : Le père Moal et les aborigènes

Depuis 27, le père Moal, des Missions étrangères de Paris, vit auprès des aborigènes de Taïwan. Découvrez les origines des premiers habitants de l'île. Reportage de Thierry Lyonnet. 

 

Taïwan, une Chine méconnue, 4/4 : Le père Moal et les aborigènes

 

Etienne Frécon, un jeune prêtre des MEP à Taïwan 

Il vit à Taïwan depuis un an, où il apprend le chinois. En immersion dans la culture chinoise, Etienne Frécon, jeune prêtre des Missions Etrangères de Paris, se dit à l'école de l'humilité. Témoignage recueilli par Thierry Lyonnet.

Emission du lundi 16 septembre 2013

 

 Bernard de Terves, prêtre des Missions étrangères de Paris à Taïwan

A 38 ans, Bernard de Terves est curé de la paroisse Notre-Dame de SongShan à Taipei. Issu d'une famille de voyageurs, il a senti toute sa jeunesse cet appel de l'Asie et de la prêtrise. Il raconte son parcours à Thierry Lyonnet.