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L'océan Indien

 

Les Missions Étrangères furent dès le début destinées à l’Asie, mais les premiers départs par l’Atlantique obligèrent nombre de missionnaires à séjourner à Madagascar où les lazaristes s’occupaient des colons envoyés à Fort-Dauphin par la Compagnie des Indes. C’est ainsi que Mgr François Pallu (1626-1684) et quelques autres y passèrent quelque temps entre 1663 et 1671.

En 1660, les lazaristes de Fort-Dauphin étaient revenus en France, épuisés et déçus. En 1663, ils firent une nouvelle tentative, menée par M. Étienne Frachey (1630-1668), volontaire pour la Chine. Il n’avait pu suivre Mgr Pallu en 1662 pour cause de maladie et espérait trouver une occasion pour gagner l’Asie.

Quand ils arrivèrent, les Français avaient ruiné le pays jusqu’à 60 lieues de Fort-Dauphin. le Père Frachey organisa une sorte d’hôpital pour les malades du "St-Charles", une église pour 100 personnes et donna une retraite pour les 60 Français qui ne s'étaient pas confessés depuis 6 ou 7 ans. Il ouvrit un "Séminaire" avec une quinzaine d’enfants et constitua un district de 10 à 12 villages.

Le Père Frachey dut attendre quatre ans, le passage d’un groupe de Messieurs des Missions Étrangères, avec M. Jacques de Bourges (1630-1714) à leur tête. Ils étaient partis avec la flotte de Mondevergue, en mars 1666, étaient passés au Brésil et on ne les attendait plus. Jacques de Bourges semblait peu enthousiaste dans sa lettre du 12 octobre 1667 :

"Nous sommes enfin arrivés a l’isle de Madagascar le 6 de mars dernier ; nous avons trouvé le pays en bien autre estat que celuy qu’on avoit depinct a Paris a ces messieurs de la compagnie des Indes orientalles. Depuis plus de sept mois que nous y sommes, tout ce qu’on a pu faire a esté d’y faire vivre les françois qui y sont, encor a grand’peine. Plusieurs sont morts, en partie des fatigues precedentes d’une si longue et pénible navigation, en partie faute de trouver icy de quoy se maintenir et reparer leurs forces affoiblies par une longue disette soufferte dans les vaisseaux…"

En 1669, les directeurs de la Compagnie des Indes chargèrent M. de Chamesson, membre laïc des Missions Étrangères, accompagné des Pères Pierre Langlois (1640-1700) et Bégnine Vachet (1641-1720) de faire un rapport sur la situation à Fort-Dauphin : cette fois les Missions Étrangères eurent avec les lazaristes des relations plus difficiles, mais les aidèrent avec à leur service quelque 600 colons jusqu’à leur départ en 1670. Peu après, c’est Mgr Pallu lui-même qui arriva à Fort-Dauphin avec 4 pères. Avant d’arriver au cap de Bonne Espérance, leur navire avait perdu 77 hommes sur la centaine que comptait l’équipage. À Madagascar, ils furent contraints d’attendre plus d’un an avant de trouver un navire en direction de Surate et de l’Asie. Dans la relation envoyée à Paris, ils décrivaient ainsi le pays et ses habitants :

"Cette Isle où nous sommes arrestés depuis près de cinq mois ne rapporte ny bled, ny vin, mais en récompense elle a une assez grande abondance de ris, de bestial, de volailles et de plusieurs fruicts et excellentes racines qui peuvent bien suffire pour les nécessitez de la vie.

"Mais il y a un obstacle qui bien souvent empesche qu'on ne puisse jouir de ces beaux avantages, à sçavoir la malignité de l'air que l'on dict estre fort malsain, et fort difficile aux estrangers, principalement aux Européens, et de s'y accoustumer.

"Le Génie des peuples qui habitent cette Isle est assez conforme à l'air qu'ils respirent. Ces peuples sont de deux sortes: les uns sont appelez noirs parce qu'ils ont les traicts du visage et les cheveux courts, et en façon de laine comme les autres negres de l'Affrique; et les autres sont appelez blancs, non pas qu'ils le soient en effect, mais parce qu'ils sont un peu moins noirs que les autres, et ont les cheveux longs et les traicts du visage comme les Européens et les Asiatiques"...

"Messieurs de la Mission de St Lazare ayant entrepris ce grand oeuvre ont faict passer en cette isles en 4 ou 5 différentes fois et depuis 23 ans environ 24 excellents ecclésiastiques qui s'y sont touts portés avec tout le zèle et toute la charité et toute la constance qui sont ordinaires à ces messieurs en toutes leurs entreprises. Ils sont présentement touts morts, soit dans le cours de leurs voiages, soit par des accidents, soit par des maladies qu'ils ont contractées dans l'exercice de leurs fonctions"...

Le 14 août 1671, lorsque Mgr Pallu et ses trois compagnons survivants quittèrent l’île, l’abandon de Fort-Dauphin fut décidé par l’amiral de La Haye, au profit de l’île Bourbon. Ne restèrent que 200 Français pratiquement abandonnés de la métropole, ne vivant que de leurs jardins, affamés, ne quittant pas Fort-Dauphin de peur d'être assassinés. Le 27 août 1674, la moitié des Français fut massacrée. Le 9 septembre 1674 les magasins furent brûlés et le canon encloué, les 63 Français qui restaient parvinrent à Bourbon. À compter de cette date, les navires français firent escale aux Comores et plus tard à l’île Maurice.

                                                                                                                                Joseph Ruellen

 

Les prêtres des Missions Étrangères à Madagascar

L’expulsion des missionnaires de Chine, puis d’autres pays, fut l’occasion d’une action apostolique des Missions Étrangères à Madagascar. Le premier à y venir fut le P. Henri Cotto (1908-1988), administrateur du diocèse de Pakhoi, sur la côte sud de la Chine, à la frontière du Vietnam. C’est en effet surtout de cette région que des Chinois avaient émigré à Madagascar, à partir de 1920. Plus tard en 1961, les missionnaires arrivèrent à Mananjary, puis certains allèrent travailler, à Majunga et Mandritsara et d’autres à l’île Maurice et à la Réunion.

Le Centre Catholique Chinois

À la demande du délégué apostolique et des évêques de Madagascar, M. Cotto arriva à Tamatave le 8 août 1953. Mgr le Breton l'hébergea dans sa résidence, et lui accorda toutes facilités pour son ministère auprès de la communauté chinoise.

groupe de chinois catholiques à madagascar avec le p. henri 
cotto

Le plan du P. Cotto était le suivant : établir un centre catholique chinois à Tamatave, avec école et catéchuménat, puis détacher un ou deux pères itinérants à travers toute l’île pour contacter les Chinois, spécialement dans les villes. Un centre catholique chinois débuta modestment et se développa au cours des années, simultanément deux pères dont un Chinois, le père Matthieu Hui, arrivé en août 1955, se déplaçaient à travers Madagascar. Le P. Cotto fit venir ensuite plusieurs anciens missionnaires du diocèse de Pakhoi : les Pères Auguste Barreau (1910-1987), Thomas Elhorga (1919-2001), Bernard Blusson (1923-1967), Paul Bardet (1922-1990) et Aimé Pinsel (1920-...).

henri cotto (1908-1988)Le 17 août 1953 fut fondé le Centre catholique chinois (C.C.C.), qui s'établit dans des bâtiments de l'évêché pendant la première année, le 5 septembre 1954 il fut déménagé au 5, rue Ile-de-France, avant de se fixer à Tamatave (Toamasina) car la majorité des Chinois venait y faire leurs études. Ses locaux furent inaugurés le 26 septembre 1954.

Outre ses activités scolaires et spirituelles auprès des jeunes, ce centre organisa la visite des communautés chinoises de toute l'île. Certains misssionnaires furent spécialement affectés à l’enseignement, mais le P. Elhorga, puis le P. Pinsel s’occupèrent spécialement de la visite des familles chinoises dispersées à travers tout le pays.

Arrivé en 1954, le P. Elhorga se consacra une année à cette tâche, que prit ensuite en charge le Père Hui. Le P. Elhorga put ainsi mieux aider les
Pères Cotto et Barreau, secondés à partir de septembre par le P. Robert Lebas (1905-1995).
 

 

thomas elhorga (1919-2001)Par arrêté paru au Journal Officiel de Madagascar, le 7 mai 1955, le Centre catholique chinois fut reconnu officiellement comme association ayant un double but : culturel et religieux auprès des Chinois et métis chinois de Madagascar. Le P.Cotto en fut le président fondateur.

À la fin de l'année 1956, Robert Lebas malade dut repartir ; le nombre des élèves s'élevait alors à 90 ; 120 catéchumènes étaient préparés au baptême et on comptabilisa 270 journées de tournées pour l'année, en grande partie effectuées par les P. Hui et Elhorga. Paul Bardet (1922-1990) arriva en janvier 1957 mais dut d’abord apprendre le chinois, tandis que le P. Hui continuait ses visites jusqu’à Tuléar et Fort-Dauphin. En 1959, on comptait plus de 200 adultes baptisés à travers l’île, dont le consul chinois de Tananarive. En 1960, les P. Hui et Élhorga se partagèrent le travail des visites : Le P. Hui s’occupa de Tananarive, Fianarantsoa et Tuléar et le P. Élhorga des régions de Tamatave, Diégo-Suarez et Majunga.

 

 

En 1961, le statut révisé du Centre Catholique Chinois fut approuvé lors d'une assemblée de l'épiscopat de Madagascar. Le P. Cotto avait acheté un terrain de 5 ha et commençait à bâtir : il y avait alors 300 élèves dont 140 internes.

En 1963, le Centre Catholique Chinois dirigé par le P. Cotto se présentait essentiellement comme un ensemble scolaire composé de bâtiments sans étages dont deux de 60 m et deux de 50 m de long. C'était la plus vaste école de la région, elle recevait alors 360 élèves chinois dont 185 internes.

Un autre ancien de Chine, le P. Bernard Blusson (1923-1967) vint, malgré une santé fragile, aider l’équipe du C.C.C. En 1964, le P. Hui partit pour les États-Unis et le P. Elhorga fut rappelé en France. En 1966, le P. Pinsel, prit en charge la visite de toutes les communautés chinoises de l’île. Cette même année, le centre ouvrit ses portes à des élèves malgaches, créoles et français, l'effectif total était de 424 élèves.

En 1970, le P. Cotto souleva le problème de la pastorale pour les Chinois et de leur place dans l'église locale. Ceux-ci n'ont jamais eu de paroisse particulière.

En 1972, en raison des événements politiques et de la "malgachisation" imposée par le gouvernement, le P. Cotto transforma le collège du Centre chinois en lycée franco-chinois dépendant de l'Université d'Aix-Marseille. Vers 1975, le lycée comptait près de neuf cents élèves.le Père Cotto y garda sa résidence ; il en assura l'aumônerie et tout en restant vicaire à la cathédrale de Tamatave, continua la visite des communautés chinoises de la région de Tamatave. Il se préoccupa aussi du problème des métis chinois.

Il aida de diverses manières, les Chinois de la diaspora que les évènements de 1972 avaient obligés à quitter l'île. En 1985, il reçut à Tamatave la visite de plusieurs délégations officielles chinoises envoyées par le gouvernement de Pékin, et celle du nouvel ambassadeur chinois à Madagascar.

Le but que s’était fixé le P. Cotto de préparer un avenir chrétien aux Chinois dispersés dans l’île était réalisé. Nombre d’entre eux devinrent chrétiens : certains émigrèrent en France ou au Canada, mais l’action des missionnairesde la Société des Missions Étrangères n’a pas été oubliée.

Mananjary

roger du noyer (1919-2004)Le 16 octobre 1961, les Pères Roger Favier du Noyer (1919-2004) et Louis Hoffmann (1919-2004), accompagnés du P. Georges Cussac (1909-1996), furent accueillis par l'archevêque de Fianarantsoa Mgr Thoyer, s.j. puis allèrent étudier la langue à Ambositra. Ils avaient travaillé environ 10 ans dans des séminaires de la Société des Missions Étrangères en France après quelques années en Chine. En octobre 1962 le P. Jean-Marie Courtot (1934-2001) vint les rejoindre puis en avril 1963 les Pères Robert Chapuis (1935-...) et Marcel Lauret (1932-2000).

La région de Mananjary comptait en 1963 cinq prêtres des Missions Étrangères de Paris aux côtés de sept pères jésuites dont deux Malgaches et du P. Zacharie, prêtre séculier. Roger Du Noyer était en charge d’Antsenavolo, tandis que le P. Hoffmann était curé d’Ifanadiana, bientôt
rejoint par le P. Courtot. En novembre 1963, le Père Cotto vint à Mananjary visiter les confrères des Missions Étrangères et les Chinois.

 

 

 

Au collège tenu par les frères de Matzenheim il compta 70 élèves chinois et insista pour que les familles chinoises soient intégrées dans la vie paroissiale. C’était désormais la méthode qui allait être suivie partout pour les communautés chinoises dispersées.

Après cinq mois d’études de langue au collège, le P. Lauret alla à Antsenavolo aider le P. Favier du Noyer nommé supérieur du groupe des Missions Étrangères, tandis que le P. Chapuis était à Mananjary vicaire du P. Leroy, le supérieur jésuite. Dès ce moment, lui et le P. Lauret se lancèrent dans l’apostolat par les chants ; le P. Xavier Tabao, jésuite originaire de Mananjary, était déjà connu pour ses chants religieux et profanes répandus partout par la radio et les disques.

Prise en charge de Mananjary


En avril 1963 arriva le Père R. Balesta (1936-...), et en juillet le Père J.-Marie Maurice (1930-...). Le 7 octobre 1964, en présence du provincial des jésuites et du vicaire général de Fianarantsoa cette équipe des Missions Étrangères renforcée reçut officiellement la charge pastorale de la région de Mananjary. Le Père Leroy y avait travaillé treize ans et y avait laissé sa santé. Les prêtres de la Société des M.-E. étaient déjà sept et on en annonçait deux autres. En outre six pères jésuites demeuraient encore sur place ainsi que le Père Zacharie, prêtre diocésain.

Le P. du Noyer était chargé par Mgr Gilbert Ramanantoanina de diriger la pastorale de cette partie est de son diocèse. Il demeurait à la vieille résidence jésuite avec le Père Poutrain, jésuite chargé de l’économat, et le Père Hoffmann, devenu curé d’une des deux paroisses de Mananjary. À Ifanadiana, Jean-Marie Courtot et Marcel Lauret se partageaient les tournées.

Au début de juillet 1965, au cinquantenaire de la fondation du district, le Père Courtot organisa une grande fête, avec retraite préparatoire pour tout le district. Une dizaine de jours plus tard, deux religieuses de Saint-Paul de Chartres arrivèrent accompagnées d'une postulante, en vue de la fondation d'un centre rural ménager pour toute la région.

À Antsenavolo, Robert Chapuis avait pris la direction du district et R. Balesta apprenait rapidement la langue. Quand L. Garreau (1936-...) arriva, il ne se sentit pas dépaysé au milieu de ce groupe jeune : il n’était pas encore prêtre, mais prit part avec les autres aux divers projets en cours.

Peu à peu les pères des Missions Étrangères entraient en contact avec de nouveaux districts encore tenus par des jésuites. Le Père Jean-Marie Maurice (1930-...) alla en 1965 à Vohilava aider le Père Duriez très occupé par la construction d’une grande bâtisse en béton où il espérait loger bientôt des sœurs de Saint-Joseph d’Aoste. C'est aussi cette année-là qu'arrivèrent les Pères Albert Alazard (1937-...), Pierre-René Guichoux (1938-...) et Jean-Marc Coquel (1936-...). Ils prirent très vite place dans la pastorale, Albert Alazard à Vohilava, Pierre-René Guichoux à Mananjary et Jean-Marc Coquel à Antsenavolo d’où Roger Balesta (1936-...) était parti pour Ifanadiana.

Cette période fut caractérisée par un grand effort de renouvellement des méthodes catéchétiques et pastorales. En France ils avaient connu le bouillonnement qui avait suivi le Concile du Vatican, et avec l’enthousiasme de la jeunesse, ils se lançaient dans l’enseignement d’un catéchisme plus adapté. Le P. Dubois, jésuite complètement intégré dans le milieu et la langue des Antaimoro, venait de rédiger dans ce dialecte une présentation très typée du message évangélique, et on décida d’utiliser son livre et sa méthode pour la région de Mananjary : il y avait en effet bon nombre d’Antaimoro, même si la majorité était Antambahoaka à Mananjary, Tanala dans les collines et Betsimisaraka vers le nord.

 

Les chrétiens betsileo venus des plateaux n’appréciaient peut-être pas trop l’usage de ce dialecte, mais prières et chants continuèrent à se faire en malgache officiel, celui des écoles et de la radio. D’autres mouvements se créèrent peu à peu : garçons et filles des villages entrèrent dans les FTMTK, mouvement des jeunes ruraux, avec organisation en équipe, programmes de visites, de réunions, d’activités diverses, le tout accompagné de séances de chants, au cours desquelles les P. Chapuis et Balesta se distinguèrent. L’ambiance était chaleureuse, même si elle dérangeait quelques anciens "raiamandreny" habitués à imposer le silence aux jeunes.

bernard wittwer (1921-1999)En 1966, trois autres prêtres des Missions Étrangères arrivèrent en renfort : le Père Bernard Wittwer (1921-1999), lui aussi ancien de Chine et longtemps professeur, avec les Pères Michel Balesta (1939-...) et René Gallot (1939-...). Les jésuites cédèrent alors de nouveaux postes : le Père Robert Chapuis fut curé de Marie-Reine, la paroisse la plus nombreuse et la plus vivante de Mananjary.

Le Père du Noyer avait trouvé un grand terrain bien situé dans le quartier où étaient déjà l’école normale des catéchistes, le collège de l’Immaculée Conception et le couvent des bénédictines.

Pour que chaque père y eut sa chambre, il commença alors un second bâtiment de même dimension, séparé du premier par une chapelle, simple et dépouillée. Tous pouvaient célébrer au moins l’office du soir en commun lors des réunions.

En 1967, le groupe des jeunes de Mananjary accueillit trois anciens expulsés de Birmanie : les Pères Jean-Jacques Cormerais (1926-2007) d’abord, puis Michel Étchebéhère (1924-1996) et en
septembre Joseph Ruellen (1926-...).

 

Le groupe était désormais suffisant pour que se réalise l'érection d'un nouveau diocèse, projetée depuis le début par l’évêque de Fianarantsoa. La région tenue par les Missions Étrangères allait s’agrandir vers le nord et les pères montfortains de Sahavato vinrent aux réunions à Mananjary, pour préparer la prise en charge de cette région par les Missions Étrangères.

Les missionnaires étaient en pleine activité, à Vohilava, le P. Alazard remplaçait le P. Duriez et le Père Guichoux s’occupait plus spécialement de la région d’Ambohinihaonana, aidés du Père Maurice. À Antsenavolo les Pères Michel Balesta et J.-Marc Coquel se déplaçaient en 2CV jusqu’à Namorona où ils s’efforçaient de réveiller une vieille chrétienté antaimoro : il y avait eu là une importante plantation tenue par les jésuites.

Depuis la rébellion de 1947, les esprits des anciens y étaient demeurés fermés, mais les missionnaires espéraient tout ranimer grâce au mouvement des ruraux.

Près de Vohilava où il y avait eu des crimes en 1947, la plantation de café des jésuites avait été simplement abandonnée, comme celle de Manakana, près de Tsiatosika, et la communauté chrétienne en était encore marquée. Là aussi les prêtres comptaient sur les jeunes pour un renouveau, et Jean-Marie Courtot, qui avait succédé au Père Rigano dans ce dernier poste, commençait déjà à faire aussi appel à l’association des "Filles de Marie", les ZMM, mères de familles à la foi souvent éprouvée par le malheur, véritables "mères de l’Église" même quand tout semblait difficile. À Ifanadiana, où travaillaient les sœurs de Saint-Paul de Chartres, le Père Wittwer était venu aider le Père Lauret. À Mananjary, les sœurs de Cluny avaient une grande école et les sœurs de St-Paul de Chartres avaient une école et un dispensaire. Leur amour du chant et de la litturgie firent des bénédictines, surtout de Mère Madeleine, les meilleures conseillères pour tous les fervents de liturgie ; Robert Chapuis, dans sa maison de Marie-Reine, menait avec sa guitare des concerts de chant auxquels participait toute la jeunesse du quartier.

Le diocèse de Mananjary fut érigé en 1968 et le Père Chapuis en fut nommé évêque. Mgr Gilbert Ramanatoanina descendit pour la consécration du premier évêque de Mananjary avec nombre de jésuites qui avaient travaillé dans la région : ce fut un triomphe car le jeune évêque de 34 ans était manifestement très apprécié de tous pour son allant, son dévouement et sa bonhomie. Il ne changea rien à l’organisation établie par le Père du Noyer, sinon qu’il appela Michel Etchebéhère pour assurer le service de Marie-Reine. Le Père Favier du Noyer alla à Tananarive, où il fut chargé de l’œuvre de Caritas qu’il dirigea jusqu’à son appel à Rome à la tête de "Cor Unum".

Quand le P. Gérard Guérin (1941-...) arriva en 1968, l’équipe était bien unie autour de Mgr Chapuis, chacun pouvant se donner totalement à un travail d’apostolat adapté. Marcel Lauret nommé responsable de l’enseignement, ouvrit un centre de formation agricole sur une concession à Ambohifrandramanana, entre Antsenavolo et Ifanadiana.

De 1969 à 1970, Francis Saint-Ève (1936-...) dirigea la construction d’un centre de formation de catéchistes appelé à un grand avenir et il fut suivi de René Decaestecker (1933-...) qui alla travailler à Sahavato avec Albert Alazard. Joseph Millot (1930-2001) enseigna la philosophie au collège de l’Esca et François Lacroix (1943-...) alla pour un temps à Mananjary.

Mais peut-être l’esprit de mai 1968 qui enflamma à ce moment la jeunesse avait-il déjà troublé certains prêtres. Roger Balesta quitta les missions, avec d’autres de son âge. À Madagascar, plusieurs prêtres écrivirent des articles, en français et en malgache, qui ne plaisaient pas toujours, surtout quand c’était un jeune évêque qui faisait la leçon au maire de Mananjary, ministre au gouvernement.

Lors du cyclone Dany qui ravagea le pays tanala en 1969, coupant toute communication, des appels de détresse décidèrent Mgr Chapuis à aller à pied avec des coolies pour porter des secours d’urgence. Il y contracta une grave dysenterie amibienne, le docteur de Tananarive craignit pour sa vie et lui recommanda un séjour en France. Trois mois plus tard, de retour à Madagascar, un accident de voiture l’obligea à un nouveau temps de repos. Il quitta sa mission en 1973.

Les troubles de 1972 qui amenèrent la chute du gouvernement eurent, comme le départ de l’évêque, des répercussions sur tous les missionnaires : le rejet du colonialisme n’exigeait-il pas que l’Église laisse aussi toutes les responsabilités aux communautés locales ? C’est dans cette période que plusieurs missionnaires prirent la décision de quitter Madagascar.

Le 15 décembre 1975, le Saint-Siège nomma Mgr Xavier Tabao Manjarimanana, originaire de la tribu Atambahoaka, évêque de Mananjary. Il reçut la consécration épiscopale le 21 mars 1976. Le Père Hoffmann resta vicaire général et Bernard Wittwer responsable du district d’Ambohimanga. Michel Etchebéhère demeura à Marie-Reine au service de l’économat, Jean-Marie-Courtot à Mahavoky et Albert Alazard à Sahavato, aidé par Sœur Suzanne.

Les sœurs de Saint-Joseph d’Aoste prirent en charge Vohilava, puis Tsiatosika. Un jésuite, le Père Thoreau, vint des plateaux pour prendre soin de toute cette région, et le Père Bucoli dirigea la grande paroisse de Marie-Reine à Mananjary. Marcel Lauret, puis Jean Cormerais assurèrent le service tout le long des Pangalanes.

Malgré la réduction d’effectifs, le travail apostolique continua, en grande partie grâce à l’action des religieuses. Mgr Tabao obtint que les sœurs Delanoue viennent diriger à Mananjary la formation des catéchistes et appela des sœurs Augustines à Antsenavolo. En 1981, le P. Ruellen, revenu de France, aida à leur installation. La même année le P. Michel Ladougne (1926-...) arriva en renfort et après quelque temps à Antsenavolo devint responsable de la résidence, l'homologue de Mgr Tabao.

En 1985, le P. Jean-Yves Lhomme (1955-...) ouvrit le district de Nosy-Varika. Par ailleurs des prêtres malgaches furent peu à peu chargés de la formation des jeunes : le P. Paul, puis le P. Pasteur prirent la tête du petit séminaire où Mgr Tabao appelait le plus de candidats possible. Les premiers remplaçants des Missions Étrangères furent des prêtres portugais déhoniens, bientôt aidés par des prêtres du Verbe Divin, indonésiens et polonais. La fatigue réduisait encore les rangs chez les prêtres des Missions Étrangères, les Pères Lauret, puis Cormerais, Courtot, Etchebéhère durent partir.

Le Père Aristide Camio (1941-...) fut le dernier à venir apporter son expérience et son courage. Après un temps à Ampasinambo, il prit en charge l’économat et prépara la transition. Lorsque les Pères Ruellen, Hoffmann et Wittwer partirent, et que le Père Ladougne alla à Tananarive, les prêtres déhoniens du Sacré-Cœur avaient déjà de nombreuses responsabilités et quand Mgr Tabao mourut, c’est l’un d’eux, Mgr Alfredo, qui eut la charge du diocèse.

groupe des missionnaires (1985)

Diocèse de Mananjary

Jean-Yves LHOMME

Ordonné prêtre le 23 juin 1985, il part pour la mission de Mananjary (Madagascar) le 23 août 1986. Il commence l’étude de la langue malgache au monastère des bénédictines à Ambositra sur les Hauts Plateaux, puis de juin à septembre 1987, fait un interim à la cathédrale de Mananjary.

De septembre à décembre 1987, il est vicaire dans le district d'Ambohimanga ; de janvier 1988 à juin 1990, vicaire dans le district de Sahavato avec la responsabilité du poste de Nosy-Varika ; en 1991, curé de la nouvelle paroisse de Nosy-Varika, puis doyen du secteur de Sahavato, Ampasinambo et Nosy-Varika, dans le nord du diocèse.

Il est en outre aumônier diocésain de la DIDEC, direction diocésaine de l'enseignement, pendant trois ans, de 1995 à 1998, et aumônier diocésain de la santé à partir de 1998. Il part ensuite pour deux ans à la Réunion où il est chargé de la paroisse Sainte Anne. En lien avec Mgr Alfredo évêque de Mananjary, il prépare la mise en route d’un centre hospitalier à 5 km de Mananjary avec la participation d’un groupe de médecins de la Réunion.

Diocèse de Mahajanga

Balthazar CASTELINO

Ordonné prêtre le 10 mai 1979 dans le diocèse de Chikmagalur (Inde), il part comme « Fidei Donum » à Mahajanga (Madagascar) le 4 octobre 1986. Il reçoit une première initiation à la langue malgache chez les bénédictines d’Ambositra, puis il est envoyé dans la paroisse d'Andriba de 1987 à 1995. Il est reçu comme « membre associé » le 9 mai 1990 ; puis le 1° octobre 1993, agrégé à la Société des Missions Etrangères. Il est nommé «correspondant diocésain pour les grands séminaristes du diocèse de Mahajanga» de 1993 à 1997 ; puis il est chargé de la paroisse de Marovoay, de 1995 à 1997. Il permet alors à de jeunes ruraux chrétiens d’améliorer les méthodes de culture du riz par le SRI, et s’emploie à dynamiser l’engagement des laïcs dans l’Église. l est ensuite nommé procureur du diocèse de Mahajanga, aumônier de la prison, des OPM et de Caritas de 1997 à 2002 puis, curé de la cathédrale et « correspondant diocésain » jusqu’en 2004. Au mois d’août 2005, il est nommé supérieur de la maison de la Rue du Bac, à Paris.

Georges VARKEY PUTHYAKULANGARA

Ordonné prêtre le 31 mai 1982 à Chikmagalur, dans l’État du Karnataka (Mysore), il part pour la mission de Mahajanga (Madagascar) le 4 octobre 1986 comme « Fidéi Donum ». Après une première initiation au malgache, il est vicaire à Mandritsara, de 1987 à 1990, puis à Mahabibo, en 1990 ; aumônier diocésain de la Caritas à Mahajanga, en 1991 ; procureur du diocèse de Mahajanga et aumônier de la Ste-Enfance (Ibalita), en 1992 ; aumônier des OPM à Mahajanga, en 1994. Il devient « membre associé » le 9 mai 1990 ; puis le 29 juin 1994, il est agrégé à la Société des Missions Étrangères. Il est ensuite nommé secrétaire administratif de la Conférence épiscopale de Madagascar en 1997. Puis en 2005, il rejoint le diocèse de Mahajanga, où il est nommé aumônier diocésain de l’enseignement catholique, aumônier de l’ACE et vicaire dominical à Tsararano.

Thomai IGNASI

Il est ordonné en 1984, travaille trois ans dans le diocèse de Vellore et arrive à Madagascar en 1991 comme « Fidéi Donum ». Il reçoit son affectation pour le diocèse de Mahajanga, au service des communautés de brousse. Il travaille d’abord à Marovoay, de 1991 à 1992, puis, à Amba-to-Boeni. Il demande ensuite à devenir membre de la Société des Missions Étrangères, à laquelle il est associé le 21 décembre 1994, et agrégé le 6 février 1998. Il passe ensuite une année et demie à Andriba, un an à Marovoay, et à partir de 1997, il est chargé de la paroisse de Maevatanana, puis de la paroisse de Besalampy, où il crée 10 nouveaux postes et construit 20 chapelles. Le cardinal Armand Gaétan, démissionnaire du diocèse de Tana, est venu en 2006 prendre sa retraite chez lui.

Joseph MUTHIAH SELVARAJ

Ordonné prêtre le 29 avril 1984 à Kottar, il part pour sa mission à Madagascar comme « Fidei Donum » le 13 mai 1990. Après une première initiation à la langue malgache et au travail pastoral à Andriba de 1990 à 1992, il est nommé au poste de Tsaramandroso, de 1992 à 1995 ; puis au poste de Namakia, à partir de 1995. Il devient « membre associé » le 02 janvier 1998 et puis il est agrégé définitif à la Société le 19 juillet 2001. En 2005, il est chargé du poste de Belobàka, dans la banlieue de Mahajanga.

Thomas JOSEPH

Ordonné prêtre le 5 mai 1992 à Ootacamund (Inde), il est admis comme prêtre associé dans la Société des Missions ÉTrangères. le 24 novembre 1995, et part pour Madagascar le 28 juin 1996. Après l’étude de la langue malgache, il est affecté au diocèse de Mahajanga. Il est vicaire deux ans à Maevatanàna et un an à Mitsinjo puis, en 2001, reçoit la charge de gérer le foyer de Promotion rurale à Mahajanga. Il est agrégé définitif à la Société depuis le 16 août 2001.

groupe des m.-e. en 1991

Diocèse de Port-Bergé

Albert ALAZARD

Ordonné prêtre le 9 février 1965 au séminaire des Missions Étrangères, il part pour la mission de Mananjary (Madagascar) le 26 mars 1965. Il commence l’étude de la langue malgache à Mananjary, puis il est affecté au district missionnaire de Vohilava, de 1966 à 1969 ; au district missionnaire de Sahavato, à partir de 1969 ; toute la région a récemment été ravagée par le cyclone Dany, toutes les églises ont été détruites ainsi que la plupart des cases des habitants, qui logent sous des tôles de récupération…

Il reconstruit peu à peu avec l’aide des sœurs des Missions Étrangères à partir de 1971 et de René Decaestecker. Il reste pendant 28 ans dans ce district, visitant les communautés, animant et formant les laïcs missionnaires… En 1989 le district est partagé en deux : Albert Alazard reste à Sahavato et Jean Yves Lhomme veille sur le poste de Nosy Varika. En 1997, Mgr Toasy, évêque de Port-Bergé, adresse une demande de missionnaires à la rue du Bac. Albert Alazard et Bertrand de Bourran acceptent de rejoindre le diocèse de Port-Bergé. Au mois d’août 1997, Albert Alazard est nommé à Mandritsara. Il est également chargé de l’aumônerie diocésaine du mouvement pour adultes MDMK. Il est nommé vicaire général du diocèse jusqu’à son élection comme régional en 2006.

Bertrand de BOURRAN

Ordonné prêtre le 30 juin 1996 à Dax, il part le 23 septembre suivant pour le diocèse de Port-Bergé, à Madagascar. Après l’étude de la langue à Ampasinambo, il rejoint Albert Alazard, dans le diocèse de Port-Bergé, fondé en 1994. De 1997 à 2000, il se forme au travail missionnaire à Mandritsara avec les Pères Fidèle, Nicolas et Gabriel, tous les trois prêtres diocésains malgaches. Au mois d’octobre 2000, il est chargé de la partie sud de la mission de Mandritsara avec le P. Justin pour fonder une nouvelle mission à Marotandrano. Cette région compte 35 communautés villageoises et deux ethnies différentes (les Tsimihety et les Betsimisaraka). Les déplacements entre les villages ne peuvent se faire qu’à pied ou en moto… L’essentiel du travail pastoral consiste à aider les communautés chrétiennes à se structurer par des formations de catéchistes et à construire des églises, des lieux d’accueil et des
écoles. Quatre religieuses apportent leur aide pour la promotion familiale et la formation des
accoucheuses.

Diocèse d'Antananarivo

Michel LADOUGNE

Ordonné prêtre le 1er juin 1952, il part pour Singapour le 26 septembre 1956. Il va étudier le tamoul en Inde, puis est nommé vicaire à N.-D. de Lourdes à Singapour ; en 1960, curé des Indiens à Kluang en Malaisie ; en 1961, vicaire à la paroisse du Bon Pasteur à Singapour ; en 1966, aumônier des jeunes à Singapour. De 1968 à 1980, il est au Conseil permanent de Paris. Il part ensuite pour Madagascar, où il est curé d'Antsenavolo, de 1982 à 1985 ; économe du diocèse de Mananjary de 1985 à 1998. De 1981 à 1994, il est aussi supérieur de la région de l’Océan Indien. À partir de 1998, il est responsable de la maison régionale des Missions Étrangères à Tananarive.

René DECAESTECKER

Ordonné prêtre le 21 décembre 1960 au Séminaire des Missions Étrangères, il reçoit sa destination pour la mission de Mananjary (Madagascar), en 1961, mais pour des raisons de santé, il ne peut rejoindre aussitôt son poste. Dans l’attente de son départ, il est professeur à MénilFlin, en 1961, puis vicaire à Guerville (Yvelines) en 1962 et 1963 ; vicaire à Alfortville (Val-de-Marne), de 1964 à 1969. Il peut enfin partir pour sa mission le 22 octobre 1969. Il commence l’étude de la langue malgache à Mananjary, puis est nommé vicaire à Sahavato, en 1970. Il revient en 1978 en France pour raison de santé. Il réside alors dans son diocèse d’origine, à Cambrai, où il est nommé vicaire à Villers-Guislain (Nord), de 1979 à 1990, et à partir de 1990, vicaire à Clary (Nord). En 2004, il accepte de retourner à Madagascar bien qu’il ait une santé très affaiblie pour aider son aider son confrère, Michel Ladougne.

Le rôle actuel des Missions Étrangères dans l’Église malgache

Tous les missionnaires ont été appelés par l’évêque du lieu, aucun n’a décidé personnellement de sa propre implantation. La présence de la Société des Missions Étrangères à Mananjary, s'explique par le rôle qui fut le sien depuis l’origine du diocèse, elle est souhaitée et désirée encore aujourd’hui. Pour Tana, elle s’inscrit dans la poursuite de l’apostolat auprès des milieux chinois confié à la Société des Missions Étrangères depuis plus de 50 ans.

C’est là aussi que se trouve la maison de famille des Missions Étrangères. Les évêques de Mahajanga et de Port-Bergé ont expressément sollicité la venue des Missions Étrangères pour "épaissir les rangs du clergé diocésain" (manatevindaharana) selon l’expression employée par Mgr Toasy qui a accueilli et présenté les missionnaires à Mandritsara en 1997.

Le rôle des Missions Étrangères à l'époque actuel tconsiste en une implantation délimitée dans le temps et dans l’espace, en collaboration avec les prêtres diocésains.

                                                                                                                   Albert Alazard.

 

LES MISSIONS ÉTRANGÈRES À l’ÎLE MAURICE

Maurice (Mauritius en anglais) est un état de l'Océan indien dans l'archipel des Mascareignes. Il se situe au sud-est de l'Afrique à environ 900 kilomètres à l'est de Madagascar, à 250 km de La Réunion et au sud des Seychelles. L'Île Maurice, représente 91 % de la surface de l'État, d'une superficie 1865 km2, avec actuellement une population de 1 200 000 habitants. Le reste est formé d'îles plus petites dont Rodrigues. Les Portugais s'y installent pour la première fois en 1505. L'île est occupée puis colonisée par les Hollandais à partir de 1598. Elle est baptisée "Maurice" en l'honneur du prince hollandais Maurice de Nassau.

Les Hollandais sont les premiers à y introduire des esclaves, notamment d'Afrique et de Madagascar. Leurs descendants, plus ou moins métissés, constituent la population dite créole. En 1715, Maurice passe sous le contrôle de la France, et prend le nom d' "île de France".

ile mauriceElle est prise par les Britanniques en décembre 1810 et officiellement rattachée à l'empire en 1814, date à  aquelle elle retrouve son ancien nom. L'île retrouve son indépendance le 12 mars 1968, devenue une république en 1992, Maurice fait partie du Commonwealth. c'est une île multi-ethnique avec la présence des descendants de Français, de Malgaches, d'Africains, d'Indiens et de Chinois, et pluri-religieuse : catholiques, anglicans, hindous, tamouls, musulmans et bouddhistes s'y côtoient dans un respect mutuel.

Le créole est la langue maternelle de plus de 90% de la population ; la langue officielle, utilisée par l'administration, est l'anglais mais le français est le plus utilisé dans les relations courantes. La religion chrétienne s'est propagée au cours des siècles grâce notamment aux jésuites et aux missionnaires spiritains.

La communauté mauricienne possède maintenant un clergé local. Les congrégations religieuses apportent leur contribution chacune avec leurs spécificités : formation chrétienne, aumôneries etc...

 

 

 

C'est dans ce contexte d'entraide pastorale que les prêtres des Missions Étrangères sont venus apporter leur contribution à l'Église de l'Île Maurice à partir des années 1970. Ils sont les successeurs du bienheureux Jean-Martin Moyë, qui deux siècles plus tôt aborda à l'île de France et y séjourna quelque temps.

Élie MAILLOT (1904-1986)

Il est ordonné prêtre le 29 juin 1929 et part le 8 septembre suivant pour la mission du Kouangsi. Sa vie missionnaire se divise en trois périodes : au Kouangsi, où il est responsable des postes de Tai Pin Fou, Palem, Ting Leung, de 1929 à 1949 ; au Vietnam, de 1949 à 1967, où il est chargé des réfugiés chinois de Campha Fort, puis des Chinois regroupés dans la plantation Michelin de Quang Loi ; enfin à l’Île Maurice, de 1970 à 1977, où il est nommé vicaire à la cathédrale de Port-Louis en charge principalement des Chinois, en majorité catholiques, qui vivent autour de la cathédrale.

En plus du service paroissial, il s’attache à visiter les familles chinoises de la paroisse, surtout les personnes âgées ou malades et assure chaque jour une permanence à la cathédrale. Il apporte aussi tous ses soins au Carmel de l’Île Maurice, fondé en 1972 par le Carmel de Montréal. Après un court congé en France pendant l’année 1974, il retourne à l’Ile Maurice mais, en 1977, il est frappé d’une congestion et doit revenir définitivement en France. Il se retire d’abord dans sa famille, puis au sanatorium de Montbeton, où il
meurt le 27 février 1986.

 

 

Fernand PARREL (1907-1992)

fernand parrel (1907-1992)Ordonné prêtre le 29 juin 1930, il part pour la mission de Saïgon le 8 septembre suivant. Après l’étude du vietnamien, il est chargé de cours au petit séminaire de Saïgon tout en assurant l’aumônerie des scouts de France. En 1948, il est nommé curé de Dalat : il y crée un secrétariat social en 1953, qu’il transfère à Saïgon en 1961, lors de la création du diocèse de Dalat.

À partir de 1963, il devient correspondant du quotidien "La Croix" et des agences "Fides" et "Kipa". En avril 1972, en raison de problèmes de santé, il regagne la France pour se soigner puis, en 1974, sur invitation de Mgr Margéot, il part pour l'Île Maurice, où il retrouve son confrère, Élie Maillot, en charge de la communauté chinoise. Quand il arrive à l'Île Maurice, Fernand Parrel est chargé de l'hebdomaire diocésain “la Vie Catholique” et assure l’aumônerie du collège des Frères des Écoles chrétiennes. Il apporte aussi le réconfort de son amitié et de ses visites aux détenus qui végètent dans les prisons.

 

 

Après son jubilé d’or sacerdotal qu'il fête à Rose Hill le 29 juin 1980, sa santé devient de plus en plus fragile et il il donne sa démission au mois de décembre 1982. et revient en France. Il assure pendant quelque temps l’aumônerie du collège St-Dominique à Mortefontaine (Oise), puis se retire au sanatorium de Montbeton, où il meurt le 29 septembre 1992.

Victor LEVREY (1907-1984)

Ordonné prêtre le 29 juin 1938, il part pour la mission de Thanh-hoa, le 13 septembre 1937. Après l'étude du vietnamien à Phuc-dia, il est chargé en 1941 du poste de Mâu-thôn, mais en 1946 il est arrêté par les Viêt-minh et interné à Vinh, avec les autres missionnaires jusqu'en 1952. De retour à Hanoi en 1953, il est envoyé à Thuong-lam puis, en 1954, à Yên-kiên. Il reste dans son poste jusqu’en 1956, puis part pour Phnom-penh, où il est chargé de la paroisse du Sacré-Cœur. En 1970, il revient au Vietnam, est nommé aumônier de l'hôpital de Phu-my jusqu’à son expulsion du Vietnam en 1976. Il part ensuite pour l'Île Maurice. Nommé à la cathédrale de Port-Louis, il reçoit la charge d'aumônier de l'hopital civil. Tous les deux jours il y fait aussi la visite des malades, sans distinction de religion ou d'origine. Parmi ses activités apostoliques, il faut encore mentionner ses voyages à Agaléga, petite île située à plus de mille kilomètres au nord de Maurice, où vivent quelque 300 chrétiens employés à la cueillette des noix de coco. Victor Levrey accepta plusieurs fois de faire ce voyage éprouvant pour y administrer les sacrements.Atteint d’un cancer, il revient à Paris où il meurt le 23 septembre 1984.

André LESOUEF (1918-2004)

Ordonné prêtre le 20 mars 1943, il est vicaire à Dinard, avant de pouvoir partir pour la mission de Saïgon le 23 mars 1946. Après l’étude du vietnamien, il est professeur au grand séminaire de Saïgon de 1947 à 1952, puis supérieur du grand séminaire de Saïgon de 1952 à 1961. Il rejoint ensuite le Cambodge, étudie le khmer avant de devenir supérieur du grand séminaire de 1963 jusqu’à sa nomination, en 1968, comme préfet apostolique de Kompong-Cham. Expulsé du Cambodge par les Khmers rouges en 1975, il part alors pour l'Île Maurice, où il reste de 1976 à 1984. Il revient ensuite en France pour raison de santé et reprend l'apostolat parmi les Cambodgiens. En 1985, il devient assistant de Mgr Yves Ramousse au bureau pour la Promotion de l'Apostolat parmi les Cambodgiens et, en 1993, retourne au Cambodge comme préfet apostolique de Kompong-Cham. Démissionnaire en 1997, il se retire d’abord à Kompong-Cham puis au sanatorium de Montbeton, où il meurt subitement le 7 juin 2004.

Aimé MAUVAIS (1915-1991)

Ordonné prêtre le 20 mars 1943, il reçoit sa destination pour la mission de Hué, mais en raison de la guerre, ne peut rejoindre son poste qu'en 1948. Après l'étude du vietnamien il est nommé curé de Diên-sanh en 1950 puis, en 1958, curé de Van-thiên. Il part ensuite pour Khê-sanh, au service de l’ethnie bru, mais la guerre l'oblige bientôt à se réfugier avec la population à Cua, près de Cam-lo puis, en 1972, sur le Darlac, près de Ban-Mê-Thuot.

Expulsé du Vietnam en 1975, il repart au mois de janvier 1976 pour l'Île Maurice. Il est d'abord nommé assistant du curé de Mahebourg, le P. Robert Margéot, frère de l’évêque. Pendant neuf ans, il se dévoue dans cette paroisse. Considérant alors que cette charge est trop lourde pour lui, il demande son changement à son évêque, qui l'affecte provisoirement à la paroisse de l’Immaculée-Conception, puis à la paroisse de Good-Lands, comme adjoint du P. Pierre-René Guichoux. Sa santé laissant à désirer, il demande à revenir en France en 1988 et meurt à Gray le 29 janvier 1991.

Gabriel BRICE (1921-1997)

Ordonné prêtre le 21 décembre 1946, il part le 20 avril 1947 pour la mission de Kontum. Après l’étude du vietnamien et du bahnar à Mangla, il est nommé curé de Kon Ho’ring en 1949. Il assume cette charge pendant vingt ans, puis administre les Sedang réfugiés à Chu Pao, près de Kontum, de 1972 à 1975.

Expulsé du Vietnam en août 1975, il repart l'année suivante pour l'Île Maurice. De 1976 à 1981, il est curé de la paroisse de N.-D. de Mont-Roches, composée en majorité de paysans qui vivent de la culture de la canne à sucre puis, de 1981 à 1983, curé de la paroisse du Saint-Sacrement à Cassis et, de 1983 à 1997, aumônier de l'hôpital civil de Port-Louis. Il rentre ensuite en France pour aller se soigner et se retire au sanatorium de Montbeton où il meurt le 25 novembre 1997.

maison mep rose hill 1976

Léon DUJON (1919-1990)

Ordonné prêtre le 29 juin 1947, il part pour la mission de Kontum le 24 décembre suivant. Après l'étude de la langue, il est chargé successivement des postes de Konsomluh, Kon-Long-Buk et Kon-Sobai. En 1959, il fonde un centre à Dak-Chu, chez les Jeh, un autre à Dak-Sut en 1962 et un troisième à Dak-Kola en 1963. En 1965, il regroupe les districts de Dak-cho, de Kong-honong et de Dak-kola, près de Dak-To mais, en 1972, toute cette région est envahie par les Viêt-công et la population doit être évacuée. Expulsé du Vietnam en 1975, il reste 2 ans dans le diocèse d'Annecy, comme curé de Lagiettaz puis de Verchaix.

En 1978, il est affecté au service de l’économat à Paris et, en 1980, part pour l'Île Maurice, où il est
nommé curé de la paroisse de Chamarel, au sud-ouest de l'île. Cette paroisse est pauvre et délaissée : pas d’électricité ; pas de téléphone, hormis l’unique appareil dont dispose le bureau de poste ; les liaisons avec le reste du pays ne sont assurées que par un seul autobus quotidien qui s’arrête à 4 km de l’église. La paroisse de Chamarel a deux annexes : Case Noyale, que l'on peut joindre par une route en lacet de 4 km, le village du Morne qui s'étend 8 km plus loin en bord de mer. Il assume la responsabilité de cette paroisse pendant 4 ans, puis doit revenir en France pour se soigner. Il meurt à Annemasse le 17 décembre 1990.

groupe des m.e. en 1985

Raymond COUËRON (1917-1992)

Prisonnier de guerre en Allemagne de 1940 à 1945, ordonné prêtre le 29 juin 1947, il part pour la mission de Phnom-penh le 24 décembre suivant. Après l’étude de la langue à Battambang, il est curé de Krauch-Chhmar puis, en 1954, procureur de la mission ; en 1961, chef du district de Battambang ; en 1966, à nouveau procureur ; en 1968, curé de Préah Méa-da. Expulsé du Cambodge en 1975, il part l'année suivante pour l'Île Maurice. Mgr Margéot, évêque de Maurice, lui confie d'abord la paroisse Saint-Patrick, puis le nomme à la tête du district de Rivière des Anguilles, situé vers le sud de l’île, avec les deux paroisses annexes de Camp Diable et de Bois Chéri. En 1983, Raymond Couëron est mis à la disposition du "Bureau Pour la Promotion de l'Apostolat parmi les Khmer", et part en Thaïlande au service des réfugiés. Mais, en 1985, il doit rentrer en France pour raison de santé. Il se retire alors à Lauris où il meurt le 2 mai 1992.

 Henri PETITJEAN (1919-2004)

henri petitjean (1919-2004)Ordonné prêtre le 7 octobre 1947, il part le 3 avril 1948 pour la mission de Hué. De 1948 à 1954, il est professeur au collège de la Providence à Hué puis, en 1954 et 1955, curé de la paroisse de Thân-phu ; de 1955-1968, à nouveau professeur au collège de la Providence ; de 1968 à 1975, professeur au petit séminaire de Hué. Il réside alors à la maison locale des Missions Étrangères à Hué : le soir, il donne des cours de français à des étudiants vietnamiens non-chrétiens, avec lesquels il va entretenir des relations suivies.

Expulsé du Vietnam en 1975, il part alors pour l'Île Maurice, où il est nommé vicaire à la paroisse N.-D. de Lourdes à Rose-Hill, de 1976 à 1980. Il est ensuite nommé assistant au Conseil permanent de la Société des M.-E. à Paris de 1980 à 1986 puis il revient à Rose-Hill. À partir de 1993, il est vicaire à la paroisse de Quatre Bornes et se retire ensuite à la maison des M.-E. à Rose-Hill, où il meurt le 28 septembre 2004.

 

 

André GONTHIER (1919-1994)

Prisonnier de guerre en Allemagne de 1940 à 1945, ordonné prêtre le 20 septembre 1947, il part pour Chungking le 17 septembre 1949. Il séjourne 2 ans dans sa mission, puis est expulsé de Chine en 1951. Il est alors nommé professeur au grand séminaire de Saïgon puis, de 1961 à 1980, professeur au séminaire de Bièvres. Il part ensuite pour l'Île Maurice. Il travaille d'abord à la paroisse Sainte-Hélène à Curepipe, la deuxième ville du pays, avant d'être nommé à la paroisse Sainte-Thérèse. En 1983, en raison de ses connaissances en droit canonique, il est en outre nommé official du diocèse pour l'examen des causes matrimoniales. À partir de 1984, il quitte la paroisse Sainte-Thérèse de Curepire pour s'installer à la maison de communauté des Missions Étrangères à Rose-Hill. En 1994, alors qu'il donne une session sur l'Ancien Testament à l'école de catéchèse, il tombe subitement malade
et meurt d’une crise cardiaque le 14 mai 1994. Il est inhumé dans le cimetière des jésuites à Saint-Jean des Quatre Bornes.

Joseph VIOT (1923-2000)

Ordonné prêtre le 23 décembre 1950, il part le 13 avril 1951 pour la mission de Quinhon. Il commence l’étude du vietnamien à Trà-kiêu puis, en 1955, est chargé de la paroisse de La-thap. Après la division du diocèse en 1957, il est rattaché au vicariat apostolique de Nhatrang et nommé curé de Tân-ly. En 1961, il devient curé de Kim-ngoc ; en 1963, curé de Song-pha et du poste de Tam-ngân.

Expulsé du Vietnam en 1975, il reçoit alors une nouvelle affectation pour l'Île Maurice. Accueilli par Mgr Margéot en novembre 1976, il réside d'abord à la maison régionale de Rose-Hills. En 1977, il est nommé vicaire à Beau-Bassin, puis curé de N.-D. du Mont-Carmel à Chemin Grenier et de Baie-du-Cap jusqu’en 1980 ; curé du Sacré-Cœur à Rivière-des-Anguilles, de 1980 à 1992 ; curé de Plaine Magnien, en 1992 ; vicaire à Rose Hill, en 1994 ; responsable de la maison de communauté des M.-E. de 1996 à 1999. Il se retire ensuite au sanatorium de Montbeton, où il meurt le 12 mai 2000.

Abel TROGER (1925-...)

Ordonné prêtre le 29 juin 1951, il part pour Saigon le 7 octobre 1952. Il étudie la langue à Mytho puis, est chargé, en 1954, des postes de Lagi et de Cumi. Il est ensuite professeur au séminaire de Saïgon de 1955 à 1961. Il fonde alors une nouvelle paroisse à Phu-lam, qu’il dirige jusqu’en 1969. Puis il ouvre un centre d’accueil pour non-chrétiens. De retour en France en 1975 après l'expulsion des missionnaires du Vietnam, il est chargé au Secours Catholique de l’antenne des réfugiés du Sud-Est asiatique. Puis, il repart à l'Île Maurice, où il reste de 1984 à 1990. De 1997 à 2006, il est chargé de diriger le Centre France-Asie.

Jean PÉAULT (1936-...)

Ordonné prêtre le 28 juin 1964, il part pour la mission d’Ubon le 6 avril 1965. Après l’étude du thaï, il est responsable du probatorium de Khorat et vicaire à la cathédrale. Il est ensuite nommé à Baan-Han (Khorat), en 1970 et 1971 ; puis à la paroisse Saint-Louis de Bangkok, de 1972 à 1975. Il revient ensuite en France, et après un recyclage d’une année, il part pour l'Île Maurice.

Il est alors vicaire Sainte-Hélène, de 1976 à 1980, curé de Souillac de 1981 à 1986 ; administrateur apostolique des Comores y compris Mayotte, de 1986 à 1990 ; curé de Port-Mathurin, à l’île Rodrigues de 1991 à 1996 ; à nouveau administrateur apostolique des Comores, de 1996 à 1998 ; curé de l'Ile de Praslin aux Seychelles, de 1998 à 2003. Il est ensuite nommé responsable de la maison d'accueil des prêtres étudiants asiatiques à Toulouse.

Pierre-René GUICHOUX (1938-...)

Ordonné prêtre le 4 juillet 1965, il part pour la mission de Mananjary (Madagascar) le 8 octobre 1965. Après une première initiation à la langue malgache, il est nommé, en 1966, vicaire à la cathédrale de Mananjary ; puis il est envoyé à Vohilava, en 1967 ; à Antsenavolo et Ifanadiana, en 1974 ; à Sahavato, de 1976 à 1979. Il fait ensuite une année sabbatique en France, avant d’être nommé, en 1980, curé de Port Louis, à l'Île Maurice, curé de Rivière du Rempart en 1981, curé de Ste-Claire à Goodlands en 1985, curé de Beau Bassin en 1996, curé de Bambous-Médine, à partir de mai 2000. De 1996 à 2006, il est en outre supérieur régional de la région de l’Océan Indien.

DORAIRAJ Perianayagam (1952-...)

Ordonné prêtre le 30 mai 1980 à Chikmagalur, il est d'abord vicaire à la cathédrale de Chikmagalur de 1980 à 1982, curé de paroisse à Tarikere de 1983 à 1985. Il passe ensuite une année au Séminaire des M.E. à Paris en 1985, avant d’être affecté au diocèse de Mahajanga comme Fidei Donum, à Madagascar. Il part pour sa mission le 4 octobre 1986, reçoit une première initiation à la langue malgache chez les bénédictines d’Ambositra, puis il est envoyé dans la paroisse de Marovoay en 1987. En 1990, il devient membre associé de la Société des Missions Étrangères et agrégé définitif en 1994. Il est ensuite directeur du petit séminaire Saint-Paul, de 1995 à 1997, puis chargé de la paroisse de Shavato, de 1997 à 1999. Il prend alors une année sabbatique, en 1999 et 2000, puis il part pour l'Île Maurice, où il est chargé de la paroisse Saint-Patrice, à Plaine-Magnien.

GEORGE [MICHAEL] Maria Paschal (1958-...)

Ordonné prêtre le 25 avril 1984 dans le diocèse de Ootacamund, vicaire à St-Mary Church à Kota-giri en 1984, curé de St-Joseph’s Church à Kongarpalayam, de 1986 à 1989, curé de St-Theresa à Fingerpost, de 1989 à 1990, curé de Holy Spirit Church, d’Aruvankadu, de 1990 à 1992, aumônier de la communauté tamoule à Paris, de 1992 à 1997. Il est admis dans la Société des M.-E. le 18 avril 1997, et reçoit sa destination pour l’l'Île Maurice. Il part pour sa mission le 2 décembre 1997, et devient "agrégé définitif" le 1er août 2002. En juillet 2003, il est nommé curé de la paroisse Ste-Anne à Rose-Hill.

 

                                                                                                                             Balthazar Castelino
 

le groupe des m.e. en 2005